2 mai
Toctoc. On n’a plus de choco.
Tu traverses la cour. « Tu vas où ? Je peux venir ? »
Toctoc. Je peux venir dire bonjour aux filles ?
Tu as de la visite. « Tu viens d’où ? T’es venu avec quelle voiture ? Tu t’appelles comment ? »
Toctoc. « Il n’arrête pas de m’ennuyer ! »
Tu reviens d’ailleurs. On t’ouvre la porte du véhicule avant que t’aies éteint le moteur. « T’as été où ? Pourquoi t’as pris cette voiture-ci ? ».
Toctoc. « Je viens voir le chat ».
Toctoc. « Un des vôtres a battu mon fils dans le village. (...)
30 avril
Il est tellement bavard qu’il n’est possible ni de l’écouter, ni de ne pas l’entendre. Il parle fort parce qu’il décrète qu’il est sourd. Il se perd dans ses histoires, qu’il encombre de détails, qu’il agrandit ensuite pour en faire le sujet de son monologue. Ses récits sont des poupées russes difformes. Il n’y a pas de place pour un interlocuteur, mais il ne peut pas faire sans.
On dirait un gamin joyeux, très sociable, mais son univers est peuplé de solitude. Il se lève la nuit pour parler au cochon, (...)
28 avril
Il a peut-être été empoisonné...
Bouche sèche, troubles de la vue, tremblements, douleurs dans les jambes, rigidité des muscles, fièvre, syncopes quand il change de position, il ne va pas très bien, le petit qui vient de nous arriver là. Il s’embrouille dans l’espace et dans le temps. Insomniaque, il a perdu le goût. Cauchemars, hypertension, obstruction nasale, maux de tête sont accompagnés d’une érection permanente incongrue. Nausées et vertiges, picotements dans les mains et les pieds, troubles de la (...)
16 avril
Flânant en chantant à travers villes et villages, dansant en jouant pour toutes sortes de visages, notre périple musical a commencé il y a quatre ans. Aujourd’hui, notre univers incarne un désir de partager les émotions, les impressions et les sons des chemins que nous avons arpentés. De la première note jusqu’à la dernière, vous, spectateur, deviendrez acteur de ce vagabondage musical. Bienvenue dans l’univers des Haricots... Sérieux !
Accordéon, guitares, chant, violon, trompette, percussions et (...)
2 avril
Le peu qu’on a à offrir à ces petits-là, à ces oiseaux tombés du nid, à ces bras cassés, à ces rescapés des couloirs psychiatriques, à ces apprentis délinquants, à ces voisins de fortune, ce ne sera pas le confort. L’absence de moyen ne le permet pas plus que la méfiance qu’il nous inspire. Nos méthodes et nos vies, quelque peu archaïques, ne cultivent pas cette douceur à la mode, cette exigence de notre temps, parce qu’elles s’en méfient.
Les inspecteurs peuvent bien se succéder, et présenter ceci ou cela (...)